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Labor costs and profitability

Banque de France - PARIS - 2017

Le salaire minimum a été instauré afin de garantir un revenu minimum aux salariés. Les études scientifiques ont montré qu’une hausse du salaire minimum induit une hausse des salaires, mais a peu d’impact sur l’emploi. Le surcoût pour l’entreprise doit donc être absorbé par un autre facteur. Draca, Machin, Van Reenen (2011) utilisent la mise en place du salaire minimum britannique pour étudier la réaction de la profitabilité des entreprises. Dans cette veine, notre projet vise à étendre la compréhension de l’impact du salaire minimum sur l’activité des entreprises à partir des données françaises. Le cas français est particulièrement intéressant pour étudier cette question du fait de l’épisode de convergence des SMIC horaires sur la période 2003/05 dont l’impact est hétérogène sur les entreprises françaises en fonction de leur niveau initial de SMIC horaire. La France a en effet connu au début des années 2000 une co-existence de plusieurs GMR (garantie minimum de revenus) avant qu’ils soient unifiés en 2005. Cette diversité permet de mettre en place une stratégie d’identification appropriée, comme cela a été fait par Aeberhardt, Givord et Marbot (2016) pour évaluer l’impact du salaire minimum sur l’emploi. Les données antérieures à la convergence de SMIC permettent par ailleurs de controler des tendances passées des entreprises soumises à différents régimes. En appariant les données DADS à celles de bilan des entreprises, il sera alors possible d’établir la profitabilité des entreprises et donc d’étudier l’impact du salaire minimum sur cette variable. Le projet vise ainsi, à partir de cette variation exogène des salaires minimum, à estimer l’impact sur les charges de l’entreprise, sa profitabilité et ses activités futures (investissement, exportation).