La thèse porte sur les parcours des individus à l’interface entre le recours au Revenu de Solidarité Active (RSA) et le marché du travail. Elle s’inscrit au croisement de différents courants sociologiques : sociologie de la pauvreté, sociologie de l’emploi et sociologie de l’action publique. Ces parcours sont interrogés au regard des évolutions récentes des politiques sociales et du marché du travail. A partir du RSA, il s'agit d'étudier la construction et la recomposition des frontières entre emploi, chômage et assistance. La recherche repose sur une méthode mixte, associant un volet qualitatif (entretiens auprès d’allocataires du RSA et de professionnels de l’insertion) et un volet quantitatif (analyse des trajectoires dans et hors de la prestation du RSA).