Les recherches en sciences sociales ont documenté la faiblesse quantitative du contentieux environnemental, qui ne dépasse pas 1% des affaires jugées au tribunal correctionnel. Pourtant, des lois récentes renforcent la réponse pénale aux atteintes à l’environnement et le pénal est un levier potentiellement fort de l’action étatique. En matière d’environnement, les sanctions pénales font-elles des « exemples » en favorisant progressivement la diffusion de dispositions à l’autocontrôle répondant à de nouvelles normes ? Participent-elles à dessiner un « ordre environnemental » jusqu’ici essentiellement discursif ? L’objectif de Transi(sanc)tions est précisément d’interroger les effets contrastés des sanctions pénales dans le cadre de la transition écologique de la société française à travers une analyse mixte, alliant objectivation quantitative du contentieux environnemental et série d’études de cas qualitatives.