Choix de localisation résidentielle et lieu de travail du conjoint en Ile-de-France

UCP - CERGY-PONTOISE - 2016

Notre but est d’étudier la décision de localisation résidentielle au sein du ménage. Nous voulons analyser comment le lieu de travail des conjoints, les caractéristiques des logements et les aménités locales affectent la localisation des couples pour connaitre quel est le pouvoir de décision de chaque membre du ménage. Négliger le pouvoir de décision des conjoints au sein du ménage conduit à des mesures biaisées des valeurs du temps individuelles. Nous développons une méthode pour faire la part entre le pouvoir de décision et la valeur du temps des conjoints, et mesurer séparément l’influence des variables explicatives sur le pouvoir de décision et sur les valeurs du temps. La méthode proposée consiste dans une procédure en deux étapes basée sur un estimateur dit de distance minimale. Dans la première étape, on estime les paramètres du modèle de choix (logit multinomial). Cette première étape nous permet d’obtenir les paramètres estimés pour les aménités locales et les caractéristiques des logements ainsi qu’une première mesure de la valeur du temps. Dans la seconde étape, on prend en compte les contraintes posées pour l’introduction du pouvoir de décision des conjoints en utilisant la méthode de l’estimateur à distance minimale (entre les paramètres du modèle réduit et ceux du modèle structurel). On obtient finalement une mesure non biaisée de la valeur du temps. Nous sommes donc obligés de reconstituer les ménages du fichier mobilités professionnelles du recensement de la population.2010 et seulement l’accès aux varaibles mentionnées dans le deuxième volet nous permettra de le faire. Notez que nous avons déjà prouvé la pertinence de notre modèle avec des données du recensement général de la population de 1999 où les ménages nous ont était reconstitués par l’Institut d’aménagement et urbanisme à un niveau agrégé de communes avec plus de 5000 habitants. Ces premiers résultats sont intéressants et ils montrent que la nationalité, le niveau d’éducation et la différence d’âge des époux jouent un rôle important dans la détermination du pouvoir de décision des membres du ménage.